Dreams Of Shinobis



 
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 Un soir de taverne [Pv Temari]

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Ishimaru Shenlong
Anbu
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MessageSujet: Un soir de taverne [Pv Temari]   Jeu 30 Juil - 13:59

Les journées calme était rare quand on faisait partie de l’Anbu...Trop rare à son goût à vrai dire. Plus rare encore étaient celles où il pouvait se ménager un peu de temps pour lui. Appuyé sur le balcon de sa chambre, il regardait le ciel bleu, vide de tout nuage et qui étalait son manteau d’azure à perte de vue. C’était étrange, de s’arrêter ainsi du jour au lendemain, reposer son corps et son esprit, faire le vide, tourner les trop nombreuse page laissé ouverte, par manque de temps pour les refermer. Après avoir passer plus de deux mois loin de chez lui et pourtant si proche, sans jamais s’arrêter, écumant le village en tout sens, parcourant le désert seul ou en bande, par ordre de leur Kage. S’arrêter…jouir d’un petit moment de paix dans une existence chahutée. Prendre le temps de respirer, enfin. Sentir son corps se délasser, presque un soupir de soulagement pour manifester combien il à bout. Tu es si jeune et déjà si vieux, disait son père quand il racontait le vie de Shinobis. Il avait tellement raison. Depuis combien de temps s’entrainait-il ? Suivait-il cette voix de l’ombre et su sang, si éprouvante qui lui avait enlevé toute jeunesse. Combien de sourire de femme avait-il connu ? Combien d’ami avait-il eu ? Peu…si peu. Et il était si jeune…

Et si jeune et pourtant pour la première de puis une éternité. Lui semblait-il, il avait le droit de ne plus courir, de ne plus sauter, de ne plus lancer, de ne plus tailler la chaire, faire couler le sang, ne plus tuer. Il avait le droit de s’arrêter la ou le commun des mortelles avait le devoir et l’interdiction de ne surtout pas apposer ce genre d’actes, qu’on jugeait écœurant. Un homme simple armé d’une fourche en tuait un autre, c’était un meurtrier, un Shinobis de Suna exécutait un village sur l’ordre d’un Kage c’était un héro…Quel ironie. Quel douce ironie…Mais qu’importe au fond, à quoi bon ressassé tout ça ? Il était parfaitement conscient de cela depuis bien longtemps, tout avait toujours deux faces, le système Shinobis aussi. Il l’avait accepté au moment même ou il avait revêtit ce masque de tigre pour la première fois, occultant son visage au yeux du monde ninjas de son propre visage, pour l’honneur de servir son Kage, sous le couvert de l’anonymat. Lui n’avait accepté que la face sombre des choses, il serait éternellement dans l’ombre. Un Anbu ne pouvait prétendre à aucune gloire, aucune récompense, juste la satisfaction de servir du mieux qu’il le pouvait son Kage. Il devait s’en contenter…C’était injuste oui, mais c’était nécessaire.

Une bien morne vie dirait certain, au fond lui, il adorait ça. La gloire, il la fuyait, jugeant que l’on était guère glorieux quand on brandissait des mains tachées de sang, quand ces mains qui servait d’ordinaire à labourer la terre, à faire cuire le pain, était avant des armes de guerre d’une efficacité sidérante, responsable de la mort de tant de personne. Qu’elles l’ait mérité ou pas, on en était pas moins un tueur, même si on se cachait derrière les pâle sobriquet de guerrier ou ninja. En fin de compte, l’histoire ne reflétait que ça, les morts, qu’elle transformait en autant de victoire…Aucune bataille ne devrait être célébrer, aucun souvenir de guerre ne devrait Être évoquer, on devrait plutôt les oublier, honteux, car la mort et la souffrance son le seul véritable lot des champs de bataille. Et il adorait ça…Ça vie ne se limitait qu’à ça…Pas son métier, sa vie toute entière.

D’un geste de la main il chassa ces sombres pensées et ces réflexions morbide, c’était peut-être pour ça qu’on ne les laissait pas souffler, penser était mauvais pour un ninja finalement. Toujours est-il qu’il était libre aujourd’hui et pourquoi pas en profiter. Allez boire un verre par exemple ne lui ferait pas de mal, sortir du monde des Shinobis pour descendre se mêler au peuple de Suna aussi. Écouter les ragots, les commérages et les rumeurs. Quelques chose de naturel et d’apaisant en soi. On était déjà en soirée, il avait passé la journée avec ses parents, mais ce soir, il avait envie d’être seul face au monde, de ne voir que des inconnus, qui lui poserait aucune question sur sa vie, ses exploits, sur ses doutes et ses épreuves. La taverne principale du village, serait pour ça l’endroit idéal. Ce n’était pas très loin, il habitait les quartiers riches, c’était à, à peine une demi heur de marche, le temps de prendre un peu l’air en même temps, de profiter de l’air plus frais de la nuit. Et il serait attabler une coupe de saké en main avec une bande quelconque de villageois. Désireux de raconter leur histoire et lui faire découvrir leur dernier ragots. C’est tout ce qu’il lui fallait honnêtement.

Empoignant une cape brune, que beaucoup de Sunajin portait, pour se couvrir les épaules le soir et se protéger de sable lorsque le vent se levait légèrement, il l’enfila par dessus ses vêtements. Cachant par la même l’épaulière de cuire qui recouvrait son bras de bois. Même cette tenue criait à la fasse du monde qu’il était un Shinobis, mais ça ne le dérangerait pas outre mesure. Au moins il était sûre que personne ne viendrait lui chercher misère se dont il n’avait vraiment pas envie ce soir. Et puis, des Shinobis le village en comptait des centaine et beaucoup se réfugiait dans les tavernes il le savait, ça n’avait rien d’un spectacle surprenant. De toute façon même sa façon de marcher, témoignant d’une grande maîtrise de soit comme chacun de ses mouvements le révèlerait à l’observateur attentif aussi stupide et saoul soit-il, alors inutile de le cacher.

Sortant de sa chambre il passa prendre une miche de pain dans la cuisine avant de sortir pour se caler l’estomac et puis s’il devait boire un peu autant avoir l’estomac bien rempli. Il embrassa sa mère qui lisait tranquillement à la table et sorti sans un mot. Il y avait bien longtemps que ses parents ne demandait plus de justificatifs…Descendant les marches de l’appartement (il habitait un gigantesque appartement dans le quartier riche, il occupait la moitié d’un étage, à défaut d’avoir une vraie maison), puis de la cage d’escalier quatre à quatre. Shenlong sorti enfin à l’aire libre. Il faisait doux, chaud mais doux et la caresse d’une petite brise d’été sur le visage lui tira un sourire de bonne humeur. Sans plus attendre il se mit en route vers la taverne, scrutant les ruelles encore pleine d’animation, des jeunes enfant des familles bourgeoise du quartier discutait tranquillement de ci de la, parfois assis dans l’herbe d’un coin de verdure aménagé on ne sait trop comment, avec un budget faramineux et une dépense en eau sidérante que seul les familles de ces quartiers pouvaient se permettre. Il avait d’ailleurs trouvé au même titre que son père, ce genre d’étalage de richesse et d’opulence aussi malsain qu’inutile et se sentait quelques peu révolté en voyant cette eau, une réserve si précieuse, gaspillé inutilement pour un petit coin d’herbe. Il sourit en constatant néanmoins que ce qu’il avait pris pour des « jeunes » était enfaite des garçon de son âge. Mais il semblait tellement plus jeunes que lui justement…Pourtant c’était plutôt lui qui paraissait plus vieux, c’était normal au fond au regard des épreuves qu’il avait traversé.

Déambulant ainsi, observant avec amusement ou attention l’univers de Suna qu’il avait si peu l’occasion de voir, duquel les soucis de Shinobis et de Kage semblait si loin, il ne s’aperçut pas qu’il arrivait déjà à la taverne. Lorsqu’il se retrouva face à la porte, ‘où lui parvenait le bourdonnement sourd des conversation enjoué de l’intérieur, il eût un temps d’arrêt, surpris d’y être déjà. Avant que la musique ne l’incite à se reprendre et à entrer. L’ambiance était semblait il au beau fixe, retirant sa cape, découvrant son accoutrement caractéristique de Shinobis avec son épaulière en cuir, quelques Kunai accrochés à sa ceinture (il avait oublié de les enlever). La manche en maille d’acier qui recouvrait son bras gauche dans le prolongement de l’épaulière, son t-shirt à longue manche noir, moulant ses abdominaux travaillé et donnant à qui voulait le voir les détailles d’un buste parfaitement sculpté et entretenu. Les chaussures de kung-fu…Il attira quelques regard sur lui, qui le jaugèrent un instant, puis se détournèrent aussi vite. Beaucoup d’habitant avait appris à se méfier des réaction à chaud de leur Shinobis, surtout quand ceux-ci était un peu éméché. Ce qui n’était visiblement pas son cas…Il n’était pas rare pourtant que certain arrogant, jette au curieux quelques réflexion désobligeante. Mais son intention ‘était surement pas de jouer les gros bras, seul les Shinobis de bas étage se livrait à se genre de démonstration de supériorité.

Lui, avait appris avant tout à protéger ses hommes et ses femmes et à leur montrer le plus grand respect…Même si au sein de l’Anbu il avait pu constater que ces beau enseignement n’était que trop rarement retenu. Combien de ses collègues ne montrait pas méprisant envers ceux qu’il jugeait plus simple. Pourtant Shenlong était persuadé que beaucoup d’entre eux, était non seulement de véritable mine de savoir, mais surtout possédait un sagesse plus franche, plus naturel, une forme de sagesse sans embarras et qui découlait de la simplicité et de la modestie que pouvait parfois revêtir leur vie. Une sagesse qu’aucun Shinobis ne possédait et pour laquelle aucun livre, aucun entraînement, aucune école ne pourrait les aider à l’acquérir. Seul l’expérience des choses permettait de posséder une tel sagesse, l’expérience d’une vie de labeur, loin du sang et de l’ombre, à transpirer sous le soleil et à côtoyer le monde qui leur était à eux quelques peu fermé. Du moins en était-il fermement convaincu et ainsi pensait-il que mépriser ceux qui ne faisait pas partie du cercle Shinobis, sous un quelconque prétexte était non seulement une bêtise, mais plus encore la preuve d’une stupidité et d’un aveuglement profond…

Reprenant pied avec le monde des vivants et laissant là ces quelques réflexions, il descendit les deux marches, posant pied sans l’espace plutôt large ou se situait de nombreuse table et se dirigea vers le bar, s’asseyant à côté de deux personnes qui discutait tranquillement. D’un signe de tête il appela le barman et commanda une coupe de saké. Déposant le prix demandé sur le comptoir en attendant qu’on le serve. Les deux type à côté de lui semblait plus ruminé que parler et lui jetait de temps en temps un regard pour le moins suspect. Il espérait qu’il n’aurait pas le bêtise de s’en prendre à lui aujourd’hui, ce n’était pas le moment de le contrarier, pour une fois qu’il avait l’occasion de penser à autre chose qu’à ses basses besognes habituels. Mais voilà, c’est toujours dans ce genre de cas que deux guignol un peu trop saoul veulent s’attirer des ennuis. Quoi que le pire était que ces deux types ne semblaient pas être particulièrement ivre. Comme des grands il était entrain sans le savoir de fourrer leur gros nez dans la merde. De toute la taverne il avait qu’il le choisisse lui, qui aurait pu les tués en deux gestes, sans le moindre coup de Kunai et si vite qu’il ne s’en serait même pas rendu compte. L’un d’eux posa sa grande main dégoutante sur l’épaule de Shenlong qui ne réagit pas, prit la coupe de saké qu’on déposait devant lui et en sirota une gorgée.

Voyant que le jeune gringalet (du moins devait il l’estimer ainsi) ne leur prêtait pas plus d’attention, les deux résolurent de se pencher l’un et l’autre vers lui, avec un coup d’œil aussi peu subtil que malsain vers sa bourse. Depuis quand de tel truands se permettaient-ils de mettre les pieds ici…Celui à sa gauche qui se penchait vers son oreille, avait de long cheveux blond un peu crasseux et puait l’alcool frelaté. Sans pour autant paraître éméché. Des contrebandiers ? Possible…Probable même. Le mec de gauche se décida à parler.

« Dis moi pti gars, on dirait que t’as la une bourse bien remplie…Qu’est ce que tu dirais de nous payer une petite coupe de saké…Sinon on pourrait ptêtre bien s’énerver. »

L’autre à droite émit une espèce de grognement sensé l’intimidé, mais qui le fît plus sourire qu’autre chose. Soupirant Shenlong leva les yeux de sa coupe et vrilla son regard dans celui du blond, tout en détendant son bras droit, plaquant la paume de sa main sur le thorax de l’autre, puis plaçant rapidement sa main dans son cou, exerça un pression entre deux vertèbres. Les gestes avaient été si rapide, qu’ils ne les avaient pas vu, ce qu’il voyait c’était que soudainement sans trop savoir comment la main du gars qu’il tentait de raquetter se retrouvait sur le cou de l’un d’eux, exerçant une pression qui diffusait en l'un d'eux une terrible douleur, sans lui laisser l’occasion de crier. D’autant qu’il avait le souffle coupé, ce qu’aucun ne comprenait, et qu’il ne parvenait pas à le reprendre. Aucune parole ne fût nécessaire, d’une geste de la tête, il invita son copain a reprendre sa conversation, avec celui qu’il immobilisait, autre part, indiquant le sortie du menton. D’un pitoyable hochement de tête, pétrifié tant il nageait en plein mystère, il se retourna lentement et quitta son siège, tout en dirigeant lentement vers la porte en reculant. C’est là qu’il choisi de lâcher son ami, jugeant que la punition était assez grande. L’homme reprise son souffle, haletant et tomba genoux à terre. Semblant patauger dans une boue glissante imaginaire, il se releva, et détala vers la sortie.




Dernière édition par Ishimaru Shenlong le Ven 7 Aoû - 23:03, édité 5 fois
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Ishimaru Shenlong
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MessageSujet: Re: Un soir de taverne [Pv Temari]   Jeu 30 Juil - 13:59


D’un regard il balaya la salle, où le temps et les mots semblaient s’être arrêté et qui l’observait, avec un certain étonnement mêlé d’effroi. Puis qui, comme si on lui en donnait la permission repris ses conversations comme si de rien n’était, ne jetant que par moment des regards méfiants à cette énergumène qui venait de faire détaler deux « dangereux bandits » en deux coups de cuillères à pot. Ça illustrait à leur yeux surement combien les Shinobis était puissant et…Dangereux. Rater du coup s’il voulait s’introduire dans une quelconque conversation ce soir…Maudissant ces deux abrutis, il recommanda une coupe de saké, rassurant le barman d’un regard, lui faisant comprendre qu’il n’était pas là pour chercher la bagarre, qu’elle idée ridicule, il la trouvait tout les jours en exerçant son métier et sous ses formes bien plus dangereuse, pourquoi viendrait-il la chercher dans une taverne de seconde zone avec de petit truand. Et s’apprêta à déposer une fois encore le compte juste sur le bar, quand le serveur l’arrêta et déposa e silence la coupe devant lui, avec un sourire de remerciement…Apparemment les deux hommes qu’il venait de chasser, n’étaient pas les bienvenu ici. Avec un sourire il leva la coupe dans la direction de son généreux donateur et en bu une gorgée. Finalement, la soirée ne serait peut-être pas aussi morne que ça.

« Parlez moi des derniers ragots du moment… »

Le barman sourit, ravi de pouvoir entamer une conversation toute simple semblait-il avec celui qui venait de le débarrasser de deux gêneurs. Comme si de rien n’était, l’homme commença à lui faire part des dernières rumeurs qui courait par ici et de la peur d’une nouvelle guerre qui se rapprochait. Certain de ses clients, haut placé et bien informé ne manquait pas de lui rapporter des nouvelles inquiétante. Shenlong sourit et l’écouta non sans une certaine délectation déblatérer ce qu’il savait. Il avait ce qu’il voulait en fin de compte…comme toujours.


Dernière édition par Ishimaru Shenlong le Lun 3 Aoû - 23:08, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un soir de taverne [Pv Temari]   Ven 31 Juil - 3:02

Aujourd’hui, j’ai pu faire la grâce matinée car le Kazekage m’avait libérée de mes obligations. C’est vrai que tout était fort calme pour le moment. Les missions difficiles se font rares et sauf pour quelques zélés, tout le monde s’en portait mieux. J’ai donc profité de mes draps jusqu’en début d’après-midi. D’autres personnes auraient certainement profité de cette aubaine pour s’entrainer mais personnellement, ça ne me disait rien. J’ignore encore ce qui m’a poussé à me lever, peut-être la lassitude de restée couchée lorsque l’on est pleine d’énergie. On a l’impression de ne plus pouvoir trouver une seule position confortable.

Résignée, j’ai bondit hors de mon lit direction le miroir bien sur. Certaines filles ont les cheveux raides et lisses mais moi c’est tout à fait le contraire. Coiffer ma crinière est une mission de rang S ! Cela dit, je commence avoir à une cette habitude et mes coups de brosse se font de plus en plus efficace. Il est vrai que rien ne m’oblige à garder mes cheveux aussi longs. Le fait est que je les ai toujours eut comme ça et que j’ai commencé à m’y faire. D’ailleurs, j’ai beau avoir cherché comme une dingue, pas moyen de trouver une seule coiffure que me convienne vraiment, à part celle là. Vous me demanderez peut-être comment je fais en mission mais c’est très simple ! Pour dormir, je ne retire pas mon bandeau ni les petites queues que je prépare précautionneusement.

Dès que la glace me renvoya une image correcte de moi, j’ai été enfilé ma robe de shinobi en prenant soin de ne pas toucher ma tête. Pour être franche, ça me posait rarement des problèmes car elle s’attachait comme un kimono. Le vêtement étant ouvert sur toute sa longueur, je l’enfile comme une simple veste et je fais revenir un pan sur l’autre avant de nouer une ceinture en tissu à ma taille. La tenue est à la fois légère et confortable, elle me donne également une liberté de mouvement totale, avec bien entendu une classe inimitable. Depuis que je l’ai essayée, je ne peux plus m’en passer !

L’appel de l’estomac se faisant ressentir, c’est tout naturellement que je me suis dirigée vers le frigo. Malheureusement pour moi, je ne pense jamais à le remplir et à part quelques yaourts, le potentiel nutritif qu’il renferme est plutôt nul. Refermant la porte de cet objet devenu obsolète dans ma vie, je me suis dit que je devrais encore aller manger à l’extérieur ce soir. En attendant, j’ai attaché mon éventail géant à mon dos, j’ai chaussé mes sandales et je suis sortie de chez moi. La question qui valait un million était évidemment de savoir quoi faire. J’ai donc erré à moitié motivée dans la rue. J’espérais avoir la réponse naturellement par un petit signe du destin mais non, le destin aussi était en congé aujourd’hui.

Mes yeux se perdirent dans le ciel et ses nuages immaculés pendant que je réfléchissais. Suite à de longues recherches infructueuses, qu’on pouvait difficilement qualifiées de recherches d’ailleurs, mes yeux croisèrent un oiseau dans le ciel. Il m’a donné envie de voler et n’étant pas femme à aimer les grands débats intérieur sur un sujet aussi trivial, j’ai étendu mon éventail géant avant de le rattacher à mon dos. J’ai alors utilisé ma maitrise du vent pour rejoindre le volatile dans les airs. Me laissant aller au gré des courants, j’observais le village s’activer. Une position privilégiée qui me fait oublier que je fais moi aussi partie de ces gens.

J’ai finit par me poser sur les remparts à coté d’un ninja que j’avais connu dans le passé. Un Chuunin qui avait équipe avec moi. Un gars plutôt discret mais avec qui j’avais pas mal de goûts en commun. Le temps où je restais toujours avec mon équipe me manque. Actuellement, je passe d’équipe en équipe. Assurant la formation de nouvelles têtes, aidant des novices à réaliser des missions qui auraient pu être trop dures pour eux. L’avantage c’est que je rencontre de nouvelles personnes sans cesse mais je n’ai jamais le temps de me poser, apprendre à connaître à mes coéquipiers et savoir ce qui les motives.

Nous avons parlé des heures durant. Principalement de nos missions les plus amusantes, de la botanique et de nos techniques de combat. Il m’a même fait promettre de m’entrainer un jour avec lui lorsque nous serions tout les deux libre une journée. Voyant que le soleil commençait à décliner et que son service touchait à sa fin, j’ai jugé le moment propice pour un au revoir. J’ai rejoint la rue grâce à moyen plus conventionnel que mon éventail : Les escaliers. C’était long et ennuyant, je me rappelle maintenant pourquoi je préfère voler ou sauter.

Mon ventre commençait vraiment à crier famine. Il me fallait trouver assez rapidement un endroit qui pourrait le sustenter au risque d’être de très mauvaise humeur. Je ne savais pas vraiment où aller. Bien sur que je connaissais tous les restaurants de village, c’était bien ça le problème. J’ai tellement de choix que je ne sais plus où donner de la tête. Une chance que j’ai croisé ces types… Je passais devant une taverne quand deux hommes en sortirent en trombe. Je ne savais pas si c’était volontaire ou involontaire mais le dernier à sortir manqua de me renverser. Voyant qu’il ne changerait pas d’itinéraire même si j’étais au milieu du chemin, j’ai fait un petit pas en arrière avant de lui faire un croche-pied. L’homme fit alors un vol plané et s’écrasa au sol comme une masse. Il n’y avait pas à dire, sa tête ne me revenait pas. Après s’être relevé péniblement, il voulu protester.
    « Qu’est-ce qui te prends ma poulette? Tu cherches la bag… »

Empoignant mon éventail à deux mains, je ne lui ai pas laissé le temps de terminer sa phrase. Mon arme rencontra sa mâchoire de laquelle tombèrent quelques dents sous la puissance de l’impact. Il s’étala une nouvelle fois sur le sol et ne sembla pas vouloir se relever. Il avait l'air avoir son compte alors j’ai pénétré à l’intérieur de la taverne. Après un rapide tour des yeux de la salle, j’ai opté pour une place au bar à coté d’un jeune homme brun. Il y avait pas mal de place libre autour de lui. J’ai déposé mon éventail contre le comptoir et je suis montée sur un tabouret en appelant le barman, semblant faire la conversation à mon voisin.
    « Hey Barman, si tu as encore du monde en cuisine j’aimerai un truc assez copieux. Tu me rajouteras aussi un truc bien fort de quoi me désinfecter la bouche ! »

J’ai du couper l’homme dans ses élans de commérage mais je ne venais pas pour écouter ses conneries…

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